Claire FAVAN, les Cicatrices, quand une auteure nous invite au pays de l’enfer

J’ai terminé ce thriller de 360 pages en quelques jours, tellement il est prenant par son intrigue et passionnant par l’écriture. Une écriture intelligente et bien ciselée, que je ne connaissais pas, celle de Claire FAVAN.

Eric. 12  mai 2020

Les cicatrices. 2020. FAVAN Claire

Paris. Harper Collins. 359 p.

Présentation de l’éditeur de Les Cicatrices de Claire FAVAN

Centralia, État de Washington. La vie d’Owen Maker est une pénitence. Pour s’acheter la paix, il a renoncé à toute tentative de rébellion.

En attendant le moment où il pourra se réinventer, cet homme pour ainsi dire ordinaire partage avec son ancienne compagne une maison divisée en deux. Il est l’ex patient, le gendre idéal, le vendeur préféré de son beau-père qui lui a créé un poste sur mesure. Un type docile. Enfin, presque. Car, si Owen a renoncé à toute vie sociale, il résiste sur un point : ni le chantage au suicide de Sally ni les scènes qu’elle lui inflige quotidiennement et qui le désignent comme bourreau aux yeux des autres ne le feront revenir sur sa décision de se séparer d’elle.

Mais, alors qu’une éclaircie venait d’illuminer son existence, Owen est vite ramené à sa juste place. Son ADN a été prélevé sur la scène de crime d’un tueur qui sévit en toute impunité dans la région, et ce depuis des années. La police et le FBI sont sur son dos. L’enfer qu’était son quotidien n’est rien à côté de la tempête qu’il s’apprête à affronter.

Mon avis sur ce roman de Claire FAVAN

Décidément le printemps 2020 restera marqué dans les esprits. J’étais déjà tombé, par hasard, sous le charme de la très talentueuse Camilla Grebe. (Et devinez ce que je suis en train de lire en ce moment, et dont je vous parlerai dans quelques jours …). Voilà un second roman, que j’ai choisi « par hasard » et qui m’a enchanté. Une auteure française de thrillers, dont j’avais déjà entendu parler et que je n’avais jamais osé abordé : FAVAN Claire. Son écriture est fluide, descriptive et travaillée à la fois, et elle arrive à nous faire oublier sa prose pour nous concentrer sur l’essentiel : l’intrigue. C’est au-delà de l’Atlantique, que l’auteure nous transporte pour nous plonger dans l’univers des tueurs en série. J’en vois déjà qui souris, en se disant que c’est du déjà vu, et pourtant elle réussit à changer d’angle et d’approche. Fidèle à mes critiques, je ne vais rien vous dévoiler, mais juste vous dire qu’enfin, un thriller travaille soigneusement ses personnages et c’est un vrai changement par rapport à bien d’autres thrillers.

Elle lui a tout donné, tout : sa vie, son amour, sa dévotion, chaque seconde de son temps. Et il a tout rejeté en bloc, comme si ces attentions étaient nocives, comme si son amour fusionnel était malsain, comme si sa jalousie était une tare, comme si le fait de refuser de le partager avec qui que ce soit était une faute. 

C’est certes une intrigue policière, mais aussi un questionnement sans fonds sur bien  des problématiques : est-on conditionné par son enfance ? Peut-on s’en sortir quoi qu’on traverse ? Et comment ? La résilience, la fascination des tueurs en série, … tout y passe et c’est rondement mené. Parfois, quelques détails peuvent heurter mais honnêtement, j’ai passé un moment de pur plaisir à lire Claire FAVAN, et devinez quoi, je viens de la rajouter à ma liste des auteurs à suivre, avec en prime les anciens romans à découvrir …. Décidément ma liste s’allonge sans cesse, …

Aidés de pseudos spécialistes, les journalistes analysent pour la millième fois le moindre détail, qu’ils arrivent à glaner. Ils le décortiquent, l’interprètent, le déforment et le recrachent à un public avide de sensations fortes. Ils ont érigé le façonnage du vide à un niveau confinant au génie (…)

 

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, je suis impatient de pouvoir échanger avec vous sur ce sujet, alors à vos claviers !

Un cri sous la glace, un thriller suédois à découvrir …ou pas !

En quelques semaines, c’est le 3ème roman de Camilla Grebe que je dévore littéralement. Dans des registres différents, l’auteure réussit à conserver son statut à part dans mon esprit.

Eric. 10 aout 2020

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GREBE Camilla, l’ombre de la baleine, une intrigue aux multiples rebondissements

En avril 2020, je découvrais avec plaisir Camilla Grebe, et à peine un mois plus tard, je commençais les premières pages d’’un second livre de l’auteure, que je vous présente ici.

Eric. 10 mai 2020

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Camilla GREBE, L’archipel des Larmes, un thriller suédois passionnant

Un nouveau coup de cœur (j’ai l’impression que mes choix sont les bons depuis quelques mois …) que je prends plaisir à partager avec vous.

Eric. 05 Avril 2020

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Comment construisait-on une abbaye ?

L’évêque, assisté éventuellement de son chapitre pour l’évêché et de l’abbé pour l’Abbaye, disposait du choix du type de bâtiments et de l’architecte, expliquant, que dans la grande majorité des cas, ces religieux possédaient de grandes notions d’architecture religieuse. (Certains sont mêmes connus pour avoir été les architectes de leurs églises).

La fabrique à l’origine des édifices religieux

 

Il existait un organisme autonome, chargé de tout ce qui concernait la construction, l’embellissement des églises : la Fabrique. Disposant de ses propres revenus, avec ses propres terres, immeubles, forêts, la Fabrique était dirigé par un operarius (un ouvrier), véritable administrateur responsable des travaux.

Si, par définition, cette charge devait être temporaire, certains d’entre – eux s’identifièrent avec leurs œuvres, monopolisant cette charge (Ce fut le cas à Saint Sernin de Toulouse avec le chanoine Raymond GAYRARD)

 

Les religieux, des architectes en puissance

 

Généralement laïc, l’architecte, (magister operi, le maître de l’œuvre) avait reçu son savoir oralement, sans avoir suivi la formation aux arts libéraux. Il travaillait avec ses ouvriers, avant de devenir, à partir du XIIIème siècle, un véritable intellectuel.  A l’époque romane, la formation de l’architecte était principalement pratique (et l’architecte roman était fréquemment un tailleur de pierres).

Il n’existait pas de modèle pour les abbayes, même si l’Abbaye de CLUNY put inspirer un grand nombre d’architectes, en donnant, par exemple, le parti architectural de l’église romane à transept doté d’absides accolées et échelonnées (dit plan bénédictin).

Des abbayes de plus en plus grandes à imaginer et à édifier

 

Le succès de CLUNY se traduisait par l’accroissement du nombre de moines, imposant le besoin d’un chœur plus spacieux et profond entouré de chapelles pour les processions liturgiques, mais aussi un important transept, où pouvaient se tenir les novices, les enfants, les moines,…., alors que la longue nef convenablement éclairée pouvait abriter les familiers, les serviteurs, les colons,…tandis que l’avant – nef devait servir au rassemblement pour les processions , avec au – dessus une tribune, ou montaient les laïcs pour éviter les encombrements. C’est à ces besoins, que répond la 3ème église de CLUNY, qui marquait le début d’une nouvelle ère pour l’architecture romane de Bourgogne.

Les abbayes et notamment les abbatiales étaient dessinées pour répondre aux attentes de l’époque.

Ainsi, le baptistère était, à l’origine, constitué d’un petit bâtiment à part, et ce n’est que peu à peu, que l’on intégra cet espace réservé au baptême au bâtiment même de l’église.

 

La transition écologique au défi de la transformation numérique

On présente souvent la transition écologique comme l’enjeu majeur des prochaines années, sans omettre cependant d’insister sur l’importance de renforcer et d’accélérer la transformation numérique de nos sociétés. Et j’ai le sentiment, que les deux ne sont pas forcément compatibles ….

Eric. 27/05/2022

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Infanticides, des meurtres auxquels on ne s’habitue jamais …vraiment !

On s’effraie à la lecture de certaines études. Aujourd’hui, tous les sujets font l’objet d’études et de projections et certains font froid dans le dos, comme quand il s’agit des infanticides.

Eric. 15/06/2020

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Notez-vous vos médecins sur Doctolib ? Une hérésie et pourtant

C’est un sujet, qui prend encore plus d’importance après deux ans de crise sanitaire. Mais déjà en juin 2020, je m’insurgeais contre les dérives d’une société en pleine perdition.

Eric 29/06/2020

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Civilisation du poisson rouge, la décadence en action

Voilà un essai, qui nous pousse à la réflexion et qui creuse les travers et les dangers de cette civilisation du poisson rouge, qui n’en finit pas de s’étendre.

Eric 18/05/2022

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