Bad Man, un roman qui ne tient pas ses promesses

Que n’ai-je pas lu sur Bad Man avant de commencer la lecture de ce roman ? Les éditeurs français, Belfond pour ne pas les nommer, ne tarissaient pas d’éloge en écrivant : « Révélation ! Bad Man signe l’entrée fracassante de Dathan Auerbach dans l’arène des maitres du suspense et de l’angoisse en successeur de Stephen King ». Ajoutez à cela que l’intrigue a pour cadre un supermarché (et vous savez comme j’apprécie cette Grande Distribution) et voilà qui explique que je me suis jeté sur ce roman…

Bad Man (2018) Auerbach Dathan traduit de l’américain par Nathalie Peronny

Paris. 2019. Belfond. Collection Belfond Noir. 446 p.

Bad Man, un roman de Dathan Auerbach
Bad Man, un roman de Dathan Auerbach

Présentation de Bad Man de Dathan Auerbach par l’éditeur :

On dit que, passé quarante-huit heures, les chances de retrouver une personne disparue sont quasi nulles. Deux jours pour ratisser les bois alentour, frapper à toutes les portes, remuer ciel et terre. Passé ce délai, l’espoir n’est plus permis.

 

Eric, trois ans, a disparu il y a cinq ans. Peu à peu, les affichettes ont jauni, les policiers se sont désintéressés de l’affaire, la vie a repris son cours dans cette petite ville désaffectée de Floride.

 

Pas pour Ben, le grand frère de la victime. Qui ne s’est jamais remis du drame. Qui a vu sa famille sombrer. Mais qui n’a jamais cessé ses recherches.

 

Recruté en tant que magasinier de nuit dans le supermarché même où Eric a disparu, Ben sent que les lieux ont quelque chose à lui révéler. Quelqu’un sait où est son frère, une personne qui prend un malin plaisir à se jouer de lui. Qui ? Le directeur qui n’a jamais collaboré à l’enquête ? Ses collègues auxquels il a accordé trop vite sa confiance ? Mais il y a plus que ça, une présence impalpable, diffuse, qui brouille ses pensées… Qui est ce Bad man dont l’ombre inquiétante plane sur la ville ?

Mon avis (Mai 2019) sur le roman Bad Man de Dathan Auerbach

Je ne vais pas faire durer le suspens, mais on est loin et même très loin du plaisir que j’attendais retirer de cet ouvrage. J’apprends que c’est le deuxième roman de l’auteur, et le premier à être publié en français, alors je le confirme ce sera le dernier que je lirai …Je ne veux pas être méchant, mais l’intrigue est bâclée, et les traverses empruntées (qui auraient pu être passionnantes et captivantes) se révèlent être tout juste plaisantes et encore. L’écriture est directe peut-être même trop directe, comme quand l’auteur nous dépeint son impression sur l’enfance «  Un simple brouillon de la personne qu’il deviendrait plus tard »

Vous connaissez donc l’intrigue, avec un enfant qui disparait dans un hypermarché alors qu’il est accompagné de son grand frère, le héros (sic !) du roman. Ben fait donc tout, et je peux vous dire que plus de 400 pages c’est vraiment long, pour retrouver la trace de son petit frère. Car bien sûr il est persuadé qu’il est encore en vie… Je ne vais pas vous dévoiler la fin, mais à part Ben les personnages manquent de consistance, alors qu’il y aurait tant eu à écrire sur Clint, le père et peut être un peu moins sur Mr palmer, dont les contradictions sont trop nombreuses…. J’ai été au bout de ce roman, mais j’ai eu du mal, alors je ne vous le conseille pas Au moins les choses sont claires. En revanche, je suis en attente de vos commentaires si vous avez adoré ou avez mordu à l’hameçon, alors à vos claviers, vite.

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