Culture cistercienne et chemin de vie, des questionnements personnels !

 

A une époque où les réseaux sociaux renforcent un peu plus chaque jour l’idée que tout est accessible sas efforts (je ne vais pas me faire que des amis en écrivant ainsi), je me plais à ressentir frissons et plaisir en lisant, que dis-je en dévorant, les Nouvelles d’Arciss (Association pour le Rayonnement de la Culture Cistercienne). Dans cette 13ème livraison, l’association m’a donné à redécouvrir un texte de 2008, rédigé par Frère Gérard Joyau et traitant tout simplement de la culture cistercienne. Tout simplement certes, mais cela implique néanmoins de s’interroger, de se creuser les méninges, comme j’aime le faire, alors lorsque cela concerne en plus les abbayes, dont je suis un passionné depuis ma plus tendre enfance, je m’enthousiasme et me délecte. 

La culture cistercienne, des croyances ou une culture à part entière !

 

Même si l’envie de rédiger l’histoire de l’ordre cistercien m’a bercé pendant bien des années (je rêvais même de laisser par écrit celle de l’ordre cartusien), je me prête désormais uniquement à mon simple plaisir de m’interroger. Un plaisir incompréhensible pour beaucoup et même inaccessible. Et pourtant. Ne doit-on pas s’extasier lorsque Gérard Joyau revient sur les deux caractéristiques de la culture. L’opposer à la nature est un peu rudimentaire, alors qu’évoquer la culture modus vivendi et la culture ars irrandiani nous pousse à aller plus loin encore dans la réflexion. Quand la réflexion se précise et s’attache principalement à la culture cistercienne, les propos deviennent alors plus acérés. Les exemples sont nombreux pour souligner que l’apport cistercien reste présent aujourd’hui encore. On ne parle que d’austérité et de simplicité, mais la spiritualité rejoint le pragmatique et le quotidien. Ne doit-on pas voir cette culture cistercienne à l’œuvre, lorsque le frère nous évoque la simplicité des vêtements cisterciens, simplicité voulue et imposée par les Pères fondateurs, la rapprochant de celle qui caractérise l’architecture de l’ordre de Cîteaux.

S’interroger sur la culture cistercienne, anachronisme ou ouverture d’esprit ?

Mon propos n’est pas de convertir qui que ce soit – ce serait le comble pour un agnostique de mon espèce – ni même d’attirer quiconque à se passionner pour le fait et l’histoire religieuse. Mais simplement de témoigner, que cette approche – celle de s’interroger, de vouloir comprendre – est un plaisir que j’ai considéré trop longtemps de manière égoïste. La paternité m’a donné ou conféré une nouvelle dimension, et une certitude, celle d’être un témoin, un passeur de relais et si la culture cistercienne m’est si chère, c’est qu’elle participe à cet état d’esprit, à cette envie de se dépasser et de se transcender. Le spirituel est certes présent, mais nous ne parlons pas de fait religieux, bien au contraire. Je sais, que j’ai perdu une grande partie de mes lecteurs, qui ne m’auront pas suivi sur les pentes de ce questionnement intime, et alors ….Sur Internet comme sur un journal intime, l’écriture doit aussi être salvatrice, et cela nous avons tous trop tendance à l’oublier.

Pour en savoir plus sur l’ARCCIS : https://www.arccis.org/

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