Emprunter pour payer les retraites, un exemple de l’économie post-confinement

Il a fallu soutenir « quoi qu’il en coûte » (l’expression semble être devenue une promesse de campagne) l’économie française. L’Etat est venu en aide aux entreprises et aux salariés. Pas moins de 12 millions de salariés ont été admis au titre du chômage partiel. En d’autres termes, l’Etat a assumé financièrement le paiement de leur salaire. Les entreprises aussi ont dû être aidées avec des reports de charge, des prêts garantis, et pour les TPE et les indépendants, un fonds de solidarité a été décidé dans l’urgence…

Cela explique cette pluie de milliards, que nous7 connaissons aujourd’hui. 110 milliards d’euros et je peux vous prédire qu’on dépassera amplement les 200 milliards d’euros. Je ne bénéficie d’aucune de ces aides, mais franchement je m’insurge contre celles et ceux, qui viennent critiquer. Oui, ce n’est pas assez, oui, certains ont été oubliés, … Mais réveillez-vous, une crise de cette ampleur, on ne peut pas tout prévoir en un claquement de doigts, et contrairement à ce que certains veulent croire, les euros ne tombent pas encore du ciel.

Des réactions en chaine pour une économie au bord de l’asphyxie

 

La récession, qui s’annonce, m’effraie et nous n’avons pas encore mesuré toutes les conséquences de cette catastrophe. Prenez un exemple. L’Etat a accordé des reports de paiement pour les charges sociales dont les cotisations retraite aux entreprises en difficulté. Dans le même temps, la loi prévoit la suppression de ces mêmes cotisations retraite pour celles et ceux, concernés par le chômage partiel. Résultat des courses, l’AGIRC-ARRCO, l’organisme de retraite des salariés du privé, n’a plus de trésorerie, puisque ses recettes sont taries à la base. L’organisme géré par les syndicats et le patronat a donc demandé un prêt de 8 milliards d’euros pour payer les pensions de juin et de juillet.

C’est une conséquence parmi tant d’autres, et elles vont se multiplier dans les semaines à venir. Attention, rassurez-vous, cet organisme possède des réserves financières. Mais en cette période trouble, débloquer une partie de cette épargne risquerait de coûter cher au vu des situations des marchés financiers. C’est donc bien une situation inédite, à laquelle il faut faire face en urgence et comme je vous l’ai déjà dit, cela risque de se multiplier dans les semaines qui arrivent. Et nous allons tous devoir nous habituer à ce genre d’épisodes imprévus. Après l’angoisse de ces jours sans horizon du confinement, voilà la peur de lendemains difficiles. Décidément, plus que jamais l’avantage de l’âge nous protège … 😊

Et vous, quelles sont vos principales craintes pour les semaines et les mois à venir ?

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