Est-il encore temps de sauver les librairies indépendantes ?

C’est un sujet, délaissé par les médias Grand Public et pourtant si important même essentiels pour moi. Si j’essaie régulièrement de vous présenter mes  coups de cœur mais aussi mes coups de gueule en ce qui concerne mes lectures du moment, c’est parce que la passion de la lecture et des livres (indissociable de celle de l’écriture) me dévore au quotidien. Pourtant, la situation des librairies en France, situation jusque-là enviable au vu de ce qui se passe dans de nombreux pays, est catastrophique aujourd’hui. Que l’on s’entende bien, je ne traite ici que des librairies indépendantes. Bien évidemment, que la FNAC souffre aussi de cette crise sanitaire exceptionnelle, mais il est révolu le temps où l’agitateur culturel était un fervent défenseur de cette « exception culturelle » ou de cette « exception française) (Cela mériterait un article complet et je m’y emploierai prochainement).

Les librairies indépendantes pourront-elles survive à la crise ?

Fermées depuis le début du confinement, les librairies ont vu leur vente s’effondrer, puisque le CA est presque nul pour une bonne partie d’entre-elles. Toutes les librairies n’ont pas eu la possibilité de proposer la vente en ligne ou la livraison à domicile, et c’est donc une catastrophe pour un secteur déjà fragilisé. En effet, d’après une étude d’avant confinement, les librairies indépendantes sont les moins rentables dans le domaine des commerces de détail avec une rentabilité de 0.6 %.

Les aides de l’Etat ne compenseront pas l’ensemble des pertes et des frais d’exploitation, ce qui aggrave la situation pour bon nombre d’entre elles. Si on prend tous les canaux de distribution (librairies, commerce en ligne, vente par correspondance, vente en hypermarché, …) , les ventes se sont effondrées de 66 % entre le 16 mars et le 20 avril. (Je vous laisse imaginer le taux pour les seules librairies indépendantes…92, 95 ou 100 % ? )

Et après le déconfinement, une nouvelle ruée dans les librairies ?

En théorie, les librairies devraient pouvoir rouvrir à partir du 11 mai prochain. Comme tous les commerçants, elles devront garantir le respect des règle sanitaires, ce qui engendrera un surcoût et creusera un peu plus le déficit. Mais pire encore, les lecteurs seront-ils au rendez-vous ? Car personnellement, lorsque je vais en librairie, je peux y passer des heures. Je flâne, je regarde les livres, les feuillette…. Avouez que tous ces gestes ne sont guère propices à ces gestes barrière devant nous protéger du coronavirus.

Autant dire, que cette réouverture me parait compliquée et difficile à mettre en œuvre, et pourtant il le faudra bien pour les soutenir à nouveau.

Et vous, comment faites-vous pour vous procurer vos livres en cette période de confinement ?

Restons en contact