Fortnite, quand tuer est nécessaire pour se « faire des amis » …

Fortnite

Les jeux vidéo, voilà un domaine qui ne m’a jamais passionné, alors qu’ils sont devenus le premier socle de l’ »industrie culturelle » (sic !). Et quand je cherche à m’y intéresser, cela me rebute quelque peu ….

Eric 7 février 2019

Il n’aura pas fallu longtemps à Epic Games pour porter sa création, le jeu Fortnite, à une destinée exceptionnelle. Lancé à la fin de l’année 2017, le jeu a séduit plus de 200 millions de personnes à travers le monde. Tuer les concurrents sur une île imaginaire, l’objectif de ce jeu, qui a séduit les stars du ballon rond, les ados, les enfants et de nombreux adultes, devenus accros aux jeux vidéo, n’a rien d’original, et pourtant Fortnite a réussi son pari : devenir addictif. Comment ne pas être stressé quand on risque de tomber à tout moment ? La mort devient le quotidien des joueurs. Mais Fortnite est aussi un véritable phénomène de société.

Faut-il rappeler, qu’Epic Games est désormais valorisé à …. 15 milliards de dollars ? Des magazines comme L’Express consacrent même des dossiers à l’analyse de ce jeu et des enjeux, que cela représente. Anecdotique le magazine évoque ces joueurs professionnels, qui gagnent (très bien) leur vie en passant des heures et des heures à massacrer quiconque s’aventure sur l’île. Un jeu devenu, phénomène de société, avouez, que j’ai bien des raisons de m’alarmer de notre monde actuel. Il n’est pas question de dire, que c’était mieux avant, mais quand même… Incapable de situer les départements et les régions de France, mais pouvant réciter de mémoire la topographie des lieux, imaginés par les créateurs du jeu. C’est difficilement concevable pour moi, mais peut-on reprocher cet engouement des plus jeunes (je l’avoue, ma fille de 10 ans fait partie des afficionados) quand le monde des adultes se laisse aller à ce que je considère comme une dérive. S le but d’une journée est de faire le plus grand nombre de victimes (virtuelles), alors oui les journées de 24 heures sont décidément trop courtes. Mais tuer est aussi un moyen de se « faire des amis », aussi étrange soit-il. Certains n’hésitent plus à comparer le jeu à un réseau social nouvelle génération, et en cela, la culture de la société s’en trouve alors plus profondément marquée… Décidément, l’avantage de l’âge n’explique et ne justifie pas tout, et dire que le goût de l’effort a disparu aujourd’hui n’est en rien un jugement sévère ou politique à ce compte là. Le plus cruel, de mon point de vue, reste que pendant que quelques dizaines de lecteurs iront au bout de ce point de vue, des millions iront s’imaginer projetés sur cette île imaginaire ….

Et vous, cet « abrutissement » devant les jeux vidéo, Fortnite en tête mais pas uniquement, vous l’expliquez comment ?

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