Google autorisé à piller les éditeurs de presse !

C’est sans surprise, que Google a fait connaître sa décision, il y a quelques semaines, s’agissant des éditeurs de presse. Sans surprise pour moi, mais apparemment tout le monde ne semble pas d’accord au vu des réactions, que la décision du moteur de recherches américain a heurté ou choqué.

Google et le droit d’auteur, une relation ambiguë

Je vous résume l’histoire de manière rapide et schématique, ne prenez surtout pas tout au pied de la lettre mais il s’agit des grandes lignes. Depuis sa création, Google a trusté les recherches sur Internet, et aujourd’hui pour exister, un site de e-commerce mais aussi tous les autres ne peut pas prétendre pouvoir se passer de Google. Aussi, lorsque les journaux et autres revues ont décidé, il y a quelques années, de se lancer dans le Digital, ils sont passés par Google pour être facilement référençables et référencés. Car sans être vu, le business model de la presse en ligne était vouée à l’échec.

Avec Google Actualités, la firme de Mountain View utilisait les dépêches des journaux pour tenir informés les internautes sur presque tous les sujets. Mais jusque là , Google ne rémunérait pas les journaux, dont les articles se retrouvaient livrés à tous les lecteurs. Quand on sait que la presse a souffert et souffre encore, on peut comprendre que les éditeurs aient demandé à ce que Google paie pour cette reprise de leur contenu. Après tout, les journaux paient bien des journalistes pour produire le contenu (même si cela est de moins en moins vrai mais nous y reviendrons un autre jour) alors pourquoi l’offrir à Google. Il s’agit d’une suite logique du droit d’auteur, que les éditeurs de presse demandaient d’appliquer.

Google continuera à piller le contenu de la presse française mais de manière …autorisée

Google a bien compris les arguments, mais a bien fait comprendre qu’il estimait que ce fil d’actualités participait au succès de ces journaux. En clair, grâce à Google, les journaux attirent de nouveaux lecteurs, à charge pour les éditeurs de les transformer en abonnés (en allant au bout de la logique, Google aurait pu demander une prime à ces éditeurs de presse…). En revanche, l’entreprise américaine a accepté de respecter le droit d’auteur. Le moteur de recherche ne reprendra donc plus le contenu des éditeurs qui ne le souhaitent pas. Sauf qu’un éditeur, qui se prive de Google, se prive aussi d’une partie de ses revenus (plus de visiteurs sur le site, plus de revenus). Google jure que non, il ne pénalisera pas les éditeurs qui s’opposent à lui, mais personnellement je suis dubitatif. Donc, Google Actualités ne va rien changer en vous informant avec du contenu produit par d’autres, sauf que ces autres auront donné leur accord, et s’ils ne le font pas, ne vous inquiétez pas, ils ne vous embêteront plus pour très longtemps. C’est une vision bien noire de notre époque, non.

Et vous, Google Actualités, vous suivez ou pas du tout ?

 

 

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