L’amitié virtuelle, une chimère nourrie par Facebook et les autres

 

Nous vivons quand même une drôle d’époque. Les millenials (cette manie de vouloir donner un nom à chaque catégorie), la génération X ou Y, … autant de qualificatifs qui ont du mal à me comprendre quand je parle de perte de repères. Aujourd’hui, chacun compte le nombre d’amis, qui le suivent sur Facebook, mais combien disent bonjour à leurs voisins ? Une position rétrograde me diront certains, alors que je sais que je suis dans le vrai.

Par perte de repères, j’entends notamment la perte de sens, et ce n’est pas lié à l’avantage de l’âge ou à la crise de la cinquantaine. Nous ne nous parlons plus, mais nous comparons sans cesse. Il serait du reste instructif de comptabiliser le nombre d’Internautes, publiant sur Facebook des messages demandant aux lecteurs de partager s’ils sont « vraiment amis ». Personnellement, je n’ai jamais considéré les réseaux sociaux comme un lieu de rencontres même virtuelles. Ce ne sont pas des amis mais bien des « partenaires » éventuels. Chaque membre de mon réseau peut m’apporter quelque chose, me commander un service (ah ah je me dévoile un peu plus, je propose donc des services … 😊), m’offrir plus de visibilité en partageant et en likant mes différents messages, me mettre en relation avec une de ses connaissances….

L’utopie de l’amitié virtuelle, quand Facebook monnaye les relations amicales

En revanche, je ne considère pas mes suiveurs comme des amis, et je n’inviterai pas des milliers de personne à ma prochaine soirée, ou à ma prochaine fête d’anniversaire. Les amis ou ami(e)s (Que voulez-vous, je suis de l’époque du film emblématique Quand Harry rencontre Sally posant la très pertinente question de l’amitié homme femme) sont des personnes avec qui j’aime échanger sans m’appuyer sur un écran ou un clavier, des personnes que je veux voir régulièrement, avec qui je souhaite partager, ….

Je m’égare déjà, puisque je voulais parler de cette supercherie de l’amitié virtuelle. Donc certains me soutiendront que l’amitié Facebook peut être réelle, chose à laquelle je m’opposerai toujours. Non, je n’ai pas envie de discuter ou de me lier plus en avant avec quelqu’un que je ne connais pas physiquement. Et que dire des 620.000 appels que reçoit chaque année SOS amitié, Facebook n’a jamais contribué à faire reculer la solitude. Combien de ces hommes et femmes seul(e)s appellent SOS amitié pour faire part de cette solitude si déprimante, alors qu’ils comptent des centaines d’amis sur Facebook. Une donnée, que nous n’obtiendrons jamais tant notre époque n’est dominée que par le paraître ….Alors l’amitié virtuelle, ne m’en parlez pas.

Et pour vous, l’amitié peut-elle commencer sur Facebook ? Ou considérez-vous, comme moi, que seules les relations réelles valent et comptent ?

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