L’archéologie préventive, un crève-cœur pour les amoureux du patrimoine ?

L'archéologie préventive

Je me réjouis autant que je me désole de l’archéologie préventive, consistant à protéger et empêcher le vandalisme. Passionné de patrimoine historique, je vous en soulève un exemple d’actualité.

Eric 24/04/20222

Je vous ai déjà parlé de ma véritable passion pour le patrimoine historique, que nous célébrons chaque année à travers des journées européennes éponymes. Cette passion me pousse, comme tous les amoureux de vieilles pierres, à vouloir protéger tous les édifices, que l’on peut découvrir. Alors lorsque l’on parle d’archéologie préventive, je fais principalement référence à l’Inrap (Institut National d’Archéologie Préventive). C’est cet institut, qui profite des travaux à Notre Dame de Paris pour effectuer des recherches sous le dallage de l’édifice à reconstruire. Et les résultats ravissent les passionnés de patrimoine historique puisque les archéologues ont identifié un cercueil en plomb daté du XIVème siècle, un cercueil épousant la forme du défunt (anthropomorphe), probablement un ecclésiastique de haut rang. Des études à venir préciseront l’identité de ce défunt, mais les archéologues ont réussi là où Viollet-le-Duc, lors de ses travaux de rénovation au XIXème siècle, avait failli éventrer ce cercueil.

Du jubé polychrome aux vestiges romains, une promesse pour s’émerveiller

 

Les archéologues ont également mis à jour des restes du jubé, construit au Moyen-Âge et retiré sous le règne de Louis XIV. Par rapport aux vestiges déjà découverts, ce jubé offre des aspects polychromes étonnants, laissant deviner à quoi pouvait ressembler Notre Dame de Paris à l’époque. Plus surprenant encore, les archéologues, qui décidément ont multiplié les surprises, ont identifié les restes d’un ancien rempart, dont la datation nous renvoie au bas Empire romain. Les études n’iront pas plus loin, car les archéologues, agissant en termes de prévention, doivent alors respecter les contraintes du chantier. Et ce sera donc à nous de faire travailler notre imagination pour imaginer l’île de la cité avant Notre Dame de Paris. N’aurait-on pas pu retarder les travaux (et donc aller contre le souhait présidentiel de voir l’édifice rétabli dans les 5 ans) pour prolonger les travaux ? Ce n’est ni la priorité des Français ni même leur envie. Je ne m’étendrai pas sur le sujet, même si le moment me paraît idéal pour rappeler que ce patrimoine historique n’est qu’un bien dont nous ne sommes pas propriétaires, mais pour lequel notre seule mission est la préservation et la transmission. Les vestiges de ce rempart romain seront protégés et transmis, de là à dire que l’on peut se réjouir pour les monuments historiques, vous aurez compris qu’il y a un pas, que je ne franchirai jamais….

Et vous, l’archéologie préventive, vous passionne-t-elle autant ? Et que pensez-vous de notre façon de gérer notre patrimoine historique en France ?

Restons en contact

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.