Le cri de Nicolas Beuglet, un thriller millimétré (trop ?) …

Je reviens sur une ancienne lecture. C’était en 2016 donc pas si éloigné que cela, et je vous ai déjà parlé de cet auteur depuis. Je vous livrais, il y a quelques semaines, mes impressions sur son thriller L’île du diable. Vous l’avez reconnu : Nicolas BEUGLET.

Le cri. BEUGLET Nicolas

Paris. Xo Editions. 491 p.

Le cri le second roman de Nicolas Beuglet
Le cri le second roman de Nicolas Beuglet

Le Cri Présentation de l’éditeur du thriller de Nicolas Beuglet

Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…

Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l’hôpital semble si peu à l’aise avec l’identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?

Pour Sarah, c’est le début d’une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l’île de l’Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.

Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d’un journaliste d’investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…

Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultrasecrets, pourrait bien affoler plus encore que la question !

Inspiré par des découvertes et des événements réels, Le Cri renvoie à nos peurs les plus intérieures. Un thriller sur la folie des hommes et le danger d’une science dévoyée, transformée en arme fatale.

Mon Avis (Novembre 2016) sur le Cri de Nicolas Beuglet

Le cri, voilà un roman qui porte parfaitement son nom. L’auteur est scénariste, et on le sent à la lecture de ce second roman, que l’on imagine fort bien adapté au cinéma. L’histoire est relativement simple, même si l’intrigue nous fait voyager dans le passé. Comme si toutes les mauvaises ambitions de l’homme trouvaient leur origine pendant la guerre….

Revenons à ce roman et à Christopher qui partage la vedette avec Sarah, une enquêtrice d’Oslo. Christopher, le journaliste parisien, élevant (et c’est un des piliers de l’intrigue) un petit garçon et Sarah, une policière venue de Scandinavie, dont le charme réside autant dans son physique que dans son calme et sa sérénité apparente.

Ajoutez des rebondissements (dont certains gros comme une maison, nous vous l’accordons) et voilà que nous avons tout réuni pour une histoire captivante du début à la fin. Toujours est-il, que fidèle à notre approche, nous ne dévoilerons rien de l’intrigue et de ces rebondissements, mais quand même il faut avouer que certains moments sont très prenants, alors que d’autres peuvent être pesants (comme, par exemple, l’épilogue trop prévisible à mon goût).

L’écriture est fluide, et l’auteur sait où il veut nous mener. Les parents de Christopher et la maison familiale, ces scènes sont remarquablement reproduites et on s’y sent presque, de même que le rapprochement entre les deux protagonistes. Ne comptez pas sur moi pour vous expliciter si histoire d’amour, il y a, mais une jeune femme scandinave séduisante et un dandy parisien, avouez que la réunion est prometteuse et (une fois encore) prévisible.

A l’époque, on pensait que l’on pouvait soulager les personnes atteintes de schizophrénie, d’épilepsie ou de dépression en sectionnant une partie des fibres nerveuses de leur cerveau.

Ne boudons pas notre plaisir pour ce roman, qui a réussi à nous maintenir en haleine. Nous vous conseillons vivement de le découvrir et de ne pas vous arrêter à quelques « absurderies » de l’histoire…..

Et vous, avez-vous déjà été tenté par les thrillers rythmés de Nicolas Beuglet ? Ou est-ce trop millimétré pour vous ?

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