Le Venezuela se meurt en silence alors dormez tranquille

10/07/2019

Dans l’indifférence générale (des Occidentaux), le Venezuela glisse peu à peu, et depuis des semaines, dans le chaos le plus total. Une catastrophe, qui nous dérange et qui ne risque pas de réveiller es consciences à quelques jours du rush des départs en vacances.

 

 

Maracaibo, une ville exotique et pourtant si cauchemardesque dans un Venezuela dévasté

 

Le nom-même de cette ville ne me disait rien jusqu’à ce que je lise un article bien écrit du Figaro daté de ce jour. La ville serait l’archétype de la ville vénézuélienne, censée attester de la qualité de vie dans le pays. La manne pétrolière du Venezuela aurait ainsi permis à la cité de se doter de tous les équipements et des infrastructures comme son grand rival américain. Seulement, si la façade est jolie, le quotidien l’est beaucoup moins, et Maracaibo ne ressemble rien aux Caraïbes paradisiaques qu’on nous vante à longueur d’année.

Car depuis des semaines, et même des mois, le Venezuela disparait petit à petit. En lisant le témoignage des habitants de la cité et plus généralement du pays, on se rend compte que le travail n’est plus l’occupation principale des résidents, qui passent de si longues heures à chercher de quoi se nourrir, s’abreuver, à vivre tout simplement…L’électricité est coupée quotidiennement, et certains jours n’est pas remise, alors que dans certains quartiers, elle est omniprésente tout au long de la journée. L’odeur de la corruption stagne désormais sur le pays, tenu d’une main de fer (apparemment, car même les journaux disparaissent les uns après les autres) par le président Nicolas Maduro.

On ne compte plus le nombre de forces armées, aux ordres du pouvoir. Entre les forces spéciales et la police politique, les habitants sont opprimés de toute part, et cela se ressent forcément sur le moral des habitants.

Un pays en ruine face à l’Occident qui détourne les yeux

 

Les magasins sont pillés par des vénézueliens qui cherchent seulement à faire vivre leur famille. La climatisation, qui ne fonctionne plus sans électricité, fait cruellement défaut dans les immeubles de la ville surchauffés. Les habitants dorment la fenêtre ouverte, et ce sont les moustiques et autres insectes, qui arrivent à survivre en transmettant au passage dengue, chikungunia ou encore paludisme. La crise sanitaire guette, le tout sans que les pays occidentaux ne lèvent le petit doigt. On regarde le pays disparaître, et selon les expatriés ou les habitants qui acceptent de témoigner, seule la capitale, Caracas, semble épargner par la catastrophe.

Mais que fait-on ? Rien, et pourtant le problème est connu, et je vous prédisais même lors de la grande panne qui avait paralysé le pays, et que les autorités publiques avaient attribué aux Etats Unis, ce genre de scénario. Je suis si triste d’avoir vu juste. Le Venezuela sera-t-il, à une moindre mesure, le Burundi américain ? Car derrière cette misère qui se généralise, et les crises sanitaires à prévoir, les morts vont se compter en centaines si ce n’est en milliers. Combien de temps restera-t-on à attendre ainsi ? Je ne sais pas mais cela m’effraie. Le Venezuela se meurt, mais apparemment le sujet n’est pas assez porteur pour être traité ou même évoqué.

Et vous comment, vivez-vous ce silence auprès de ce drame annoncé ?

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