Meurtres d’enfants, des horreurs que l’on ignore encore trop souvent !

Bien souvent, les études statistiques sont à prendre avec des pincettes, mais certains chiffres font froid dans le dos. On peut interpréter les pourcentages, les évolutions selon de multiples manières et à partit d’une étude ou d’une projection, je peux, le plus souvent, vous présenter des analyses diamétralement opposées. Tout est une question de point de vue. En revanche, certaines données brutes sont incontestables, et vous pouvez les présenter comme vous le souhaitez, le résultat est le même. C’est de l’une de ces études, dont je souhaite vous parler.

Les enfants, des victimes depuis trop longtemps sacrifiées

 

Ce n’est pas une étude récente même si elle ne date pas trop puisqu’elle a un an. Elle a été publiée en avril 2019 et est l’œuvre d’une collaboration entre l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), l’Inspection générale de la justice (IGJ) et l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR). Entre 2012 et 2016, 363 enfants sont morts sous les coups de leur(s) parent(s). C’est ignoble, et énorme à la fois. En termes statistiques, cela représente un enfant qui décède tous les 5 jours. Certains voudront relativiser ce chiffre, mais c’est peine perdue. Nous parlons bien ici de décès lié aux parents eux-mêmes. Vous avez dans cette liste « à vomir », des enfants décédés du syndrome du bébé secoué, et ceux frappés physiquement par un ou les deux parents. Le résultat est le même selon moi, et les auteurs de ces infanticides devraient être punis avec la même sévérité.

Je ne suis pas un adepte de la peine de mort – même si je défends, sans aucune contradiction, la loi du talion à titre personnel -, et dans ces circonstances, la réclusion à perpétuité m’apparaît être la peine la plus adaptée. Punir mais aussi inciter à se repentir et à réfléchir. Et si cela peut dissuader d’autres criminels en puissance ….

Un drame horrible et des décisions qui tardent à venir

 

Je ne rentrerai pas dans les « excuses » (peut-il exister une seule excuse à ce sujet ? ) entendues et les justifications avancées. En revanche, je regrette que rien ne soit fait pour arrêter cette hémorragie. Dois-je rappeler, que par définition, ces enfants ne peuvent pas réagir ni lutter ? Des victimes faciles et sans défense, alors que diable, mettons un peu de courage dans la répression pour une fois, sans se voiler la face. Je parle bien de morts directes. Une action d’un adulte entraine la mort de son enfant.

Serait-il choquant, qu’une peine minimale et incompressible de 30 ans soit appliquée en de telles circonstances ? Je ne pense pas. Souvenez-vous de la petite Fiona, tuée et dont la mère avait dissimulé la mort en accusant d’un enlèvement. 5 ans de prison au bout du compte ….. Comment voulez-vous dissuader, punir et imposer le repentir en 5 ans.

Ce n’est donc pas une supplique, ni même une demande mais juste une opinion somme toute personnelle. Je m’étonne juste que ce genre de débat ne soit pas réglé depuis longtemps, car assurément les chiffres le confirmeront, le phénomène ne se tarit pas bien au contraire. C’est bien de vouloir lutter contre la discrimination sexiste, raciale, …. Mais n’existe-t-il pas des causes qui devraient nous rassembler, nous transcender ?

 

Et vous, ces infanticides, à quelle peine condamneriez-vous les auteurs ?

 

 

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