Millenium tome 4, le début d’une nouvelle ère

C’est avec ce 4ème tome que David Lagercrantz prend la relève de Stieg Larsson. Même si l’intrigue est au rendez-vous et que l’auteur confirme un talent indéniable, force est de constater, qu’une des principales questions autour de ce texte réside dans cette capacité de David Lagercrantz de prendre la relève de Stieg Larsson.

Millénium 4. Ce qui ne me tue pas. (2015) LAGERCRANTZ David. Traduit du suédois par RUEL-ROUSSON Hege

Paris. Editions Actes Sud. Coll. Actes Noirs. 482 p.

 

Présentation de l’éditeur de la nouvelle ère pour Millénium :

Elle est une hackeuse de génie. Une justicière impitoyable qui n’obéit qu’à ses propres lois.

Il est journaliste d’investigation. Un reporter de la vieille école, persuadé qu’on peut changer le monde avec un article. La revue Millénium, c’est toute sa vie. Quand il apprend qu’un chercheur de pointe dans le domaine de l’intelligence artificielle détient peut-être des informations explosives sur les services de renseignements américains, Mikael Blomkvist se dit qu’il tient le scoop dont Millénium et sa carrière ont tant besoin. Au même moment, Lisbeth Salander tente de pénétrer les serveurs de la NSA…

Dix ans après la publication en Suède du premier volume de Millénium, David Lagercrantz livre un thriller d’une actualité brûlante et signe les retrouvailles des personnages cultes créés par Stieg Larsson. La saga continue.

 

Mon avis (Janvier 2016) sur la suite de cette trilogie Millénium

 

10 ans jour pour jour après la publication du premier tome par Stieg Larsson apparaissait donc ce 4ème opus de la revue éponyme, de son journaliste fétiche Mikael Blomkvist et de la non moins énigmatique Lisbeth Salander, cette hackeuse, qui avait captivé les millions de lecteurs lors de la première trilogie. Lors de sa sortie, donc, fin août 2015, la question consistait à savoir si l’auteur avait réussi le pari fou de poursuivre une mythologie déjà culte en quelques années d’existence. Certes, le culte de Millénium n’est pas totalement étranger à la disparition brutale de son concepteur.

Je suis loin de partager le même avis, car si Millenium reste une très bonne trilogie, elle n’est pas non plus, à mon sens, inoubliable. Certes les héros étaient particulièrement bien travaillés et présentés par Stieg Larsson, mais beaucoup manquaient en consistance. Certes l’intrigue était rondement menée, mais parfois la ficelle était trop grosse pour être crédible…

Au final, ce tome 4 m’apparait être comme un très bon cru dans cette saga, d’autant plus qu’il s’attaque à l’Intelligence artificielle. Quand la N.S.A. s’affronte à Google et que des hackers du monde entier en veulent à la terre entière,  ….c’est dur de s’y retrouver, et pourtant David Lagercrantz s’en sort particulièrement bien. Un style incisif, parfois trop et ne s’attardant donc pas sûr d’inutiles détails, l’auteur nous plonge dans cette quête et cette peur du futur.

Un enfant autiste, un génie mécompris, les intrigues de la N.S.A., tout cela en Suède, au moment même où un journal (devinez de quel titre je vous parle) veut se relancer. Alors lorsque Mickael Blomkvist entrevoit (enfin) la possibilité de retrouver Lisbeth, il n’hésite plus et fonce dans cette aventure aux rebondissements nombreux (mais pas trop quand même. Vous avez le temps de finir un chapitre avant d’être à nouveau pris à la gorge).

Un ouvrage, que je vous conseille donc à 200 % et encore je suis calme et prudent. Une intrigue palpitante, un sujet brulant et contemporain, et une écriture fluide et agréable, don un très bon roman à savourer. Je peux comprendre la déception de certains, qui n’ont pas retrouvé l’ambiance de Millenium. Non, David Lagercrantz n’est pas Stieg Larsson mais il est un auteur, que j’apprécie déjà beaucoup…Mais après tout, tous les goûts…Une question me taraude néanmoins. Un lecteur découvrant Millénium par ce tome 4 et vouant ensuite découvrir les précédents ne risque-t-il pas d’être déçu par le style de Stieg Larsson ?

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