Nicolas Beuglet et son train au passager sans visage

Suite du précédent thriller de Nicolas Beuglet, Le passager sans visage nous plonge dans un monde sans limites. Un voyage au cœur de la noirceur, adouci par un conte de fées, même si ….

Eric. 08/02/2022

Le passager sans visage. 2021. Nicolas Beuglet

Paris. XO Editions. 367 p.

Présentation du thriller de Nicolas BEUGLET, Le passager sans visage :

 » Tu n’es pas seule à chercher « …

Ce mot anonyme laissé sur son paillasson est plus qu’un appel : un électrochoc. Cette fois, l’inspectrice Grace Campbell le sait, elle n’a pas le choix. Elle doit ouvrir la porte blindée du cabinet situé au fond de son appartement. Et accepter de se confronter au secret qui la hante depuis tant d’années…

Des confins de la campagne écossaise aux profondeurs de la Forêt-noire où prend vie le conte le plus glaçant de notre enfance, jamais Grace n’aurait pu imaginer monter dans ce train surgi de nulle part et affronter le Passager sans visage…

Avec ce thriller au suspense angoissant, Nicolas Beuglet nous plonge dans les perversions les plus terribles de nos sociétés. Et, au passage, nous interroge : et si parmi les puissants qui régissent le monde se cachaient aussi des monstres sans visage ?

Un train, un passager sans visage, une organisation terrifiante

Désormais, les critiques littéraires ne semblent plus suffisantes. Et pour ce thriller de Nicolas Beuglet, comme pour bien d’autres, les éditeurs recourent volontiers à la vidéo, un procédé sur lequel je reviendrai plus longuement un jour.

Nicolas BEUGLET, le passager sans visage : Mon avis (Février 2022)

On retrouve l’inspectrice écossaise, dont nous avions fait la connaissance dans Le Dernier Message. Certes, Nicolas BEUGLET nous résume ce premier opus, mais je vous conseille de le lire avant de vous plonger dans cette enquête toute personnelle de Grace.  Comme on le pressentait dans le premier tome de ce qui devrait être une trilogie (après une première consacrée à l’ultra-héroïne Sarah Geringen, bien différente de Grace), l’enquêtrice va se plonger dans une enquête sur son passé. Essayer de résoudre un crime vieux de plusieurs années, voilà bien une difficulté qui n’effraie pas notre héroïne, qui, bien malgré-elle, va devoir remonter encore plus loin dans le temps.

Ne voulant pas être de ces femmes qui jouissent de l’attirance qu’elles suscitent alors qu’elles songent tout entières à quelqu’un d’autre, elle avait mis fin à cette inégale séduction avec une attitude volontairement hautaine qui, selon elle, enterrerait toute ambigüité.

Nous voilà donc à sa suite plongés dans la traque d’une mystérieuse organisation aux desseins obscurs et écœurants. A l’instar de bien des auteurs, Nicolas Beuglet nous dévoile une partie de ses sources en fin d’ouvrage, faisant reposer une partie de son intrigue sur un fait réel. Et cela nous fait froid dans le dos. Comme d’habitude, je ne veux rien divulgâcher mais l’auteur nous fait plonger dans la noirceur à l’état pur. Alors un malaise peut nous surprendre et nous amener à nous interroger. Mais n’est-ce pas ce qu’il recherche ? Toujours est-il, que je peux vous dire que je vais creuser ce fait d’actualité qui m’intrigue (et bien évidemment, je ne manquerai pas de vous en parler).

Grâce à la démocratisation des réseaux et à leur vacuité, drogue accessible dès le plus jeune âge, grâce à la baisse de l’ exigence scolaire, grâce à la valorisation et la starification de la bêtise à la télévision, grâce à l’infantilisation de la parole politique, grâce à l’information-divertissement sans profondeur, nous avons remporté une grande victoire : en moins de 20 ans, nous sommes parvenus à affaiblir le QI moyen des occidentaux d’au moins trois points.

Alors que penser de ce thriller ? L’intrigue est passionnante au départ, et se retrouve démesurée au fil des pages. J’ai été quelque peu pris de vertige, et la révélation de Nicolas Beuglet n’y est pas étrangère. Alors les contes de fées à la façon Beuglet deviennent vite indigestes à mes yeux, et j’avoue que si j’ai frissonné à la lecture de tous ces anciens romans, celui-là a été quelque peu plus difficile à terminer.

Connaître vraiment quelqu’un, c’est surtout connaître ses aspects les plus sombres, justement parce qu’il les cache aux autres

L’écriture reste fluide et j’ai pris l’habitude de ce style direct et de ces révélations qui s’enchainent. Alors oui, lisez-le si vous avez déjà commencé le Dernier message, mais si vous deviez choisir, je vous conseille néanmoins de privilégier la trilogie consacrée à Sarah Geringen.

Et vous, qu’avez-vous pensé de cette revisite des contes de fées ? Et Nicolas Beuglet, quel titre avez-vous préféré ?

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