Quand l’horreur s’invite dans notre quotidien, nous détournons les yeux !

 

Nous visons des temps troublés, que nous avons déjà dénoncé à de multiples reprises. Les gilets jaunes campent sur leur position, alors que de plus en plus de vois s’élèvent. Les Français contre les Français, nous ne sommes plus au stade de la menace malheureusement, mais cette ère exécrable a déjà commencé. Et pendant ce temps-là, les faits divers nous rappellent à quel point certains sont définitivement irrécupérables. Un de ces faits divers interroge et interpelle autant qu’il choque et heurte.

 

La mort pour des devoirs non faits, une horreur sans nom

 

Nous n’avons été avertis qu’il y a quelques jours, alors que les faits remontent au mois de septembre dernier. Un jeune garçon de 9 ans rentre de l’école et refuse de faire ses devoirs. Normal me direz-vous à cet âge-là. Lorsque ses proches appellent les secours, personne ne se doute de l’horreur qui s’est passée dans l’intimité de ce foyer. A la maison, la grande sœur (20 ans), le grand frère (19 ans) et la compagne de ce dernier s’alarment, et malgré les efforts engagés, le petit garçon décédera. C’est le médecin légiste, alarmé par certains signes, qui entreprend l’autopsie, qui conduira à nommer l’horreur : les causes de la mort sont identifiées : des coups violents. In ne va pas chercher à savoir qui a fait quoi, mais le parquet annoncé déjà que les trois personnes présentes ont été mises en garde à vue, tout comme la mère du garçonnet.

 

Quand les enfants deviennent des défouloirs, la dérive d’une société

 

Tous les parents du monde (malheureusement pas tous) sont horrifiés par le fait qu’un garçon ait pu être frappé à mort par les membres de sa famille. Mais est-on horrifié en raison de la futilité de l’origine de ces coups ? Ne pas faire ses devoirs, n’est-ce pas ce que nous avons tous fait un jour ou l’autre. Certains s’empresseront de souligner, qu’aujourd’hui on légifère sur la fessée et les châtiments corporels infligés aux enfants, mais c’est sans aucune mesure par rapport à de tels faits. Toute violence est inexcusable, mais qu’on ne compare pas (et je vous laisse chercher sur la Toile mais certains amalgames sont faits en ce sens sur la Toile) une claque ou une fessée avec des coups violents entrainant la mort. Quelle horreur !

Ou est-ce l’identité des auteurs de ces coups qui est le plus déstabilisante ? On parle de la famille. Nous savons tous qu’un enfant, surtout à cet âge, se sent « protégé » « rassuré » par son père, son frère, sa mère,  ….. Comment ces protecteurs peuvent-ils se transformer en bourreau ? La question est toute aussi terrible et lourde de sens, quand on y réfléchit bien.

Des horreurs qui interrogent sur la nature même de notre société

 

Il ne manquerait plus que l’on apprenne que la famille était connue des services de police ou des services sociaux. L’horreur serait à son comble, puisque l’on prendrait alors conscience que la société savait et que nous avons détourné les yeux. Je n’emploie pas ce « Nous » de manière involontaire bien au contraire. J’entends, depuis des semaines, que chacun veut reprendre son droit de décision, que le pouvoir appartient au peuple. Et en la matière, il appartient au peuple de savoir comment il veut traiter de tels tortionnaires. Là n’est pas la question selon moi. Il appartient avant tout au peuple de se déterminer quant à la façon dont il veut protéger ses enfants (et je parle là des enfants de la nation, et non pas des plus jeunes).

Il serait illusoire de croire qu’un fait divers peut interroger la conscience collective, et totalement utopique d’affirmer que pareil drame ne se reproduira pas. Mais a-t-on le droit, en France, en 2018, de dénoncer le risque qu’un foulard rouge, excédé par un Gilet Jaune, n’écrase ce dernier ? L’horreur est tout aussi innommable et pourtant, nous laissons faire ….. Personne ne pourra dire ensuite « Je ne savais pas » …

 

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