S’interroger sur la production de fromage, quelle drôle d’idée !

Accepter de rédiger un blog, c’est s’autoriser à se dévoiler quelque peu. Alors attention, révélation : je suis un amateur de fromages. Est-ce l’explication, qui m’a toujours poussé à souligner que je préférais (et de loin) passer mes week-ends en France plutôt qu’à l’étranger ? il n’y a qu’un pas, que je ne franchirai pas.

 

La production de fromage, un casse-tête insoluble …

 

Je ne vais pas aujourd’hui (et je pourrai le noter dans mes projets d’écriture… 😊) vous faire un tour de France en vous détaillant chaque production de fromage, mais juste revenir sur une conséquence de ce confinement que nous traversons tous. Nous sommes enfermés chez nous, et une majorité de françaises et de Français ont préféré les achats de nécessité aux achats plaisir. Conséquence, les ventes de fromage à la coupe se sont effondrées. Les producteurs de fromages ne peuvent pas se retourner vers les fromagers (dont la grande majorité a baissé le rideau) et encore moins vers les restaurants, qui ne servent plus personne depuis plus d’un mois. Résultat, les caves sont pleines, et de nombreux fromages ne pourront pas être gardés plus longtemps.

On peut ralentir le processus, en plaçant les fromages dans des réfrigérateurs, en stockant le lait avant de commencer à (re)produire, ….

La production de fromage modifiée suite au confinement

Mais stocker le lait oblige à avoir des autorisations de Bruxelles, baisser la production ne peut être envisagée (allez demander à une vache de produire moins de lait.. 😊 …Alors c’est le législateur qui doit intervenir. Un arrêté publié au Journal Officiel du 19 avril dernier a ainsi allonger la durée maximale de stockage du lait pour la fabrication du Bleu d’Auvergne (de 48 à 60 h00) notamment. Les décisions se multiplient mais la crise s’accentue …. Les stocks de lait sont au plus haut, ceux de fromage connaissent le même sort, et les prochaines semaines ne s’annoncent pas des plus réjouissantes.

Qu’on ne se méprenne pas, je ne plains pas particulièrement cette filière puisque nous sommes tous touchés, mais je tenais avec une pointe d’humour certes souligner à quel point gérer une pareille pandémie est difficile et oblige à s’attacher à d’innombrables sujets. Car s’il est légitime que les parents s’inquiètent des conditions de la future rentrée scolaire, je comprends l’anxiété des éleveurs et de la filière fromagère. Chacun voit midi à sa porte, mais en la matière les autorités publiques ne peuvent pas tout régler.

J’ai attendu la dernière partie de cet article pour une seconde révélation : je suis un disciple assidu du bacchus et j’ai une petite question. Avec le Saint Nectaire plutôt Pauillac ou Rully ? .. 😊

 

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