Steve Berry nous dévoile le dernier secret du Vatican

Ce n’est pas un auteur inconnu, que je vais évoquer aujourd’hui puisque dans mes livres de chevet de ces dernières années, Steve Berry a une place réservée. Aussi, je ne me suis pas fait prier lorsque je suis passé devant le dernier opus de ce sympathique Cotton Malone.

Le dernier secret du Vatican (titre original : The Malta Exchange). 2019. BERRY, Steve

Paris. Cherche Midi Editeur. 510 p.

 

Présentation de l’éditeur du roman de Steve Berry 

Le nouveau chef-d’œuvre de l’auteur de L’Héritage des Templiers.

325. L’empereur Constantin convoque à Nicée un concile général des évêques de l’Empire romain afin de fixer les dogmes de l’Église chrétienne.


1070. L’Ordre religieux et militaire de Saint-Jean de Jérusalem est créé. Après l’expulsion des croisés de Terre sainte, il s’installe à Malte et reçoit, en 1312, les biens des Templiers. En 1798, sur les traces d’un secret bien gardé, Bonaparte arrive dans l’île et provoque l’éclatement de l’Ordre.

2019. À la mort du pape, un conclave se réunit. Une conspiration se trame alors autour de mystérieux documents, datant du concile de Nicée, qui, s’ils étaient dévoilés, pourraient mettre l’Église en péril. En quête de ceux-ci, Cotton Malone va devoir affronter une société occulte et décrypter bon nombre d’énigmes historiques et religieuses pour percer le dernier secret du Vatican.


Plus de 5 millions d’amateurs de thrillers et de passionnés d’histoire ont déjà plébiscité à travers le monde les romans de Steve Berry où ésotérisme, action et suspense se conjuguent à merveille.

 

Mon Avis (Aout 2019) sur Le dernier secret du Vatican

C’est avec un plaisir immense, que j’ai retrouvé mon free-lance de l’espionnage préféré : Cotton Malone. Egal à lui-même, même si on le sent de plus en plus épris de Cassiopée (et que ce fut imaginable au début des aventures du héros), Cotton se retrouve donc contraint de quitter sa librairie pour honorer un contrat, qu’il a signé avec les Anglais. Ces derniers sont sur la trace de Nostra Trinita , comme le furent avant eux le fasciste Mussolini et même notre Napoléon national. C’est donc à l’ombre du Vatican, que Cotton Malone se retrouve et découvre le rôle ô combien mystérieux des chevaliers de l’Ordre de Malte. Lorsqu’il se retrouve acculé, c’et avec un plaisir non dissimulé qu’il apprend que les Etats-Unis aussi sont mouillés dans cette affaire, et que son ancienne patronne, Stéphanie Nelle, est en charge du dossier qui apparait alors bien plus complexe que ce que Cotton aurait pu penser jusque-là. Autant dire, que l’intrigue est de taille, puisque ce secret gardé par les hospitaliers depuis des siècles pourraient causer un grand tort au Vatican lui-même, qui, j’ai oublié de vous le préciser, prépare le conclave devant élire le nouveau pape. Sans surprise, Cotton Malone va mettre ses talents (et cet opus nous démontre qu’il n’a rien perdu de son esprit d’analyse, et encore moins des capacités physiques, mises à rude épreuve au cours des précédents opus) au profit des Etats-Unis. Le voilà donc engagé avec Luke Daniels (encore une connaissance) dans une mission ô combien périlleuse, les opposant à une secte mystérieuse, les Secreti au sein de l’ordre hospitalier, et à un cardinal, dont le frère est pourtant un allié.

L’histoire peut paraitre complexe, mais je vous assure qu’il n’en paraîtra rien en la lisant. Les chapitres s’enchainent avec parfois trop de rapidité. On sent que l’auteur, que j’affectionne particulièrement, bâcle certaines explications. Mais le rythme est là, l’histoire aussi, et Steve Berry a gagné en assurance désormais. Je ne vais pas vous conter ce qui arrive mais vous serez surpris de cette quête initiatique, qui prouve à quel point Steve Berry aime nous plonger dans ces écrits tournants autour de la religion. Après les Templiers, Nostra Trinita donc.

Que dire de plus si ce n’est que l’écriture de l’auteur est toujours aussi ciselée et directe, et que l’enchainement des rebondissements empêche de trop se poser de questions sur quelques incohérences. Pour celles et ceux, avec qui j’ai déjà échangé sur Cotton Malone, vous aurez compris que ce dernier opus de l’auteur américain n’est pas mon préféré, loin de là mais que je vous invite cependant à le découvrir. En revanche, si vous n’avez pas lu les précédentes aventures de notre libraire espion, je vous invite à commencer par là, car de trop nombreuses références dans le livre peuvent apparaissent incompréhensibles si vous ne vous décidez pas à le faire …. Comme toujours, Steve Berry prend un plaisir certain à expliquer aux lecteurs le vrai du faux, nous aidant à démêler ce qui doit l’être. C’est une des raisons, que me poussèrent à placer Steve Berry dans la liste des auteurs à suivre, et j’espère qu’il y figurera longtemps en apprenant à se renouveler et à ne pas toujours user des mêmes ficelles.

Et vous, quel est votre avis sur cet opus de Steve Berry ? Et sur Cotton Malone en général ?

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