Sylvain TESSON nous raconte la panthère des neiges

Sylvain TESSON

Voilà un livre, que j’attendais avec une certaine fébrilité tant j’en attendais de grands moments. Un récit de voyage me direz-vous, même si la Panthère des neiges de Sylvain TESSON est bien plus que cela.

Eric. 17/05/2022

N’est-ce pas la première fois que je lis un livre après avoir vu le film, même si l’un et l’autre ne sont pas du même registre je vous l’accorde ?

La panthère des neiges. 2019. TESSON, Sylvain

Paris. Gallimard NRF. 167 p.

 

Présentation de l’éditeur de l’ouvrage de Sylvain TESSON

« — Tesson ! Je poursuis une bête depuis six ans, dit Munier. Elle se cache sur les plateaux du Tibet. J’y retourne cet hiver, je t’emmène.

— Qui est-ce ?

— La panthère des neiges. Une ombre magique !

— Je pensais qu’elle avait disparu, dis-je.

— C’est ce qu’elle fait croire. »

Sylvain Tesson, invité par le photographe animalier Vincent Munier, parcourt le Tibet oriental. Il apprend l’art de l’affût dans l’hiver et le silence. L’espoir et la tension affleurent. Et si la bête ne se montrait pas ?

Mon avis sur l’ouvrage de Sylvain TESSON :

 

Dois-je oser avouer que l’œuvre de Sylvain TESSON m’est restée longtemps inconnue ? Il aura fallu, il y a quelques mois, d’un conseil de ma muse pour prêter une attention plus particulière au fils du célèbre journaliste Philippe. Parfois, le hasard nous joue des tours, et j’ai découvert le film éponyme alors que je venais de trouver l’œuvre (le livre) dans une médiathèque. Le film, qui est tout sauf un film animalier comme je vous l’ai expliqué, m’a profondément touché, et les propos de Sylvain tesson résonnent encore en moi. Il était donc inconcevable que je me prive de la lecture de cet ouvrage, qui reçut le Prix Renaudot en 2019. Commencer l’œuvre de cet écrivain voyageur par un prix aussi prestigieux, l’aventure promettait d’être belle.

Mais je n’avais rien à consoler puisque j’avais croisé le beau visage de l’esprit des pierres.

Je n’ai rien à raconter du récit, qui est bien plus que la description de l’affut de cette bête, que beaucoup croyait disparue. Une réflexion, ou plutôt des réflexions sur le monde et notre façon de l’aborder, avec une grande place faite à la nature et une condamnation souvent féroce de l’homme (inutile de lui donner le grand H qu’on aurait pu lui prêter ici).

Il ne savait pas qu’un an plus tard les Chinois déposeraient un robot sur la face cachée.

Nous en avions fini de la Terre.

L’univers allait à présent apprendre à connaître l’homme.

L’ombre gagnait.

Adieu panthères !

 

Je reconnais à l’auteur le talent de la formule, et vais donc succomber à ces aphorismes, dont les critiques ne cessent de vanter la portée. Une vision du monde, que je partage sur certains points, …

Rencontrer un animal est une jouvence. L’œil capte un scintillement. La bête est une clef, elle ouvre une porte. Derrière, l’incommunicable.

Un récit de voyage très touchant et que je conseille à tout un chacun. Il se lit vite et reconnaissons à Sylvain Tesson de maitriser cet art de la captation. Totalement submergé ? Pas tout à fait, puisque je regrette justement cette réflexion permanente, nous privant de certaines pensées peut-être moins joliment formulées mais plus sauvages.

Et vous, Sylvain Tesson, qu’avez-vous lu ? Et cette panthère des neiges vous a-t-elle marqué ?

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