Tourisme noir ou tourisme de la désolation, la passion aussi perd la tête

Le tourisme noir ou tourisme de la désolation

Tourisme noir ou tourisme de la désolation ? Comment peut-on associer désolation et tourisme, alors que ce dernier doit nous émerveiller, nous faire rêver, nous émouvoir, … Encore une absurdité, qu’il m’est difficile de comprendre.

Eric, 14 juin 2019.

Le tourisme noir, la triste évolution de nos centres d’intérêt

On vit dans un monde qui marche sur la tête, je vous le dis et vous le redis. C’est pour cela que j’ai créé ce site « L’Avantage de l’Age ». faire part de mon incompréhension mais aussi de mon désarroi et le mot n’est pas faible. Je m’étonnais déjà, il y a quelques jours, que la principale industrie culturelle soit désormais les Jeux Vidéo, et ces derniers sont appelés à se transformer dans les mois et les années à venir .  Aujourd’hui, une autre dérive de notre époque me frappe et me heurte. Je n’ai pas attendu aujourd’hui pour la découvrir, mais je lis actuellement un roman sur le sujet (et nul doute que je reviendrai dessus lorsque je vous proposerai mon avis sur cette lecture comme je le fais avec tous les livres que je dévore) et un article dans un journal national m’a mis la puce à l’oreille.

Tourisme noir ou tourisme de la désolation ?

Autrefois, nous visitions les sites qui nous faisaient rêver, qu’il s’agisse de trésors naturels ou historiques. Il suffit de prendre conscience de la diversité de la liste des sites inscrits au patrimoine mondial de l’humanité pour comprendre cette richesse. Aujourd’hui, le tourisme noir ou tourisme de la désolation est tout à l’inverse. Ce tourisme de la désolation revient à partir visiter ce qui nous désole, comme si cela pouvait nous apporter quoi que ce soit. Un côté morbide et voyeur, qui me déplait au plus haut point et qui pourtant marque bien notre époque de « dégénérés ».

Le tourisme de la désolation, quand une catastrophe attire les visiteurs

Ainsi, le 26 avril 1986, le monde connaissait le plus grand désastre nucléaire de son histoire. Tchernobyl est désormais associé à ces catastrophes meurtrières et dans quelques siècles, on prendra conscience que le désastre est bien plus grand que ce que l’on a voulu nous faire croire.  Mais dès 2010, la région de Tchernobyl était déjà une destination proposée par certains tours opérateurs ukrainiens. Ceux et celles, qui voulaient vivre le grand frisson, pouvaient, moyennant finance, visiter les lieux, où les habitants ont peu à peu perdu leur vie.  Il aura fallu que HBO, la chaine déjà connue pour Games of Thrones, réalise une série télé consacrée à Tchernobyl pour que la destination devienne tendance et fun. Depuis la diffusion de cette série (sur OCS en France) , ces mêmes tours opérateurs enregistrent des progressions de + 40 %, une aubaine pour l’économie locale un désastre pour la santé publique. Car qu’on ne s’y trompe pas, ces zones, même 30 ans après, sont ultra contaminées, et visiter ces villes, au-delà de l’abjection que cela représente, reste une menace. Abjection, car les touristes foulent au pied le lit des défunts pour quoi au final …avoir visité un lieu à la mode ou pour « comprendre » l’enfer qu’a été cette catastrophe … Décidément, je n’arrive pas à comprendre. Le tourisme de la COVID-19 ne devrait pas tarder ?

Et vous le tourisme de la désolation, vous le vivez comment ? Tentés par une visite de Tchernobyl ? Dépêchez-vous bientôt Fukushima ?

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