Une éducation, un devoir, une nécessité ou un pari sur l’avenir !

Apaisez-vous. Ce n’est pas avec cet article, que nous allons enflammer les esprits. Nous nous y attèlerons un autre jour tant le sujet de l’éducation est essentiel. Non, aujourd’hui, c’est une étude du Ministère de l’Education Nationale qui nous a titillé : Combien coûte nos élèves ?

 

Apprendre coûte de plus en plus cher

 

C’est le Ministère de l’Education, qui a publié en novembre 2018 une étude s’attachant à analyser le coût de l’apprentissage. L’éducation apparait être un objectif pour la République, mais en dehors de toute polémique, l’apprentissage a aussi un coût, qui est loin d’être négligeable. Ainsi, en 2007 et 2017, le coût d’un écolier a augmenté de 13.39 % pour atteindre 6.550 €. Pour mieux faire comprendre cette augmentation pour les écoliers, le Ministère met en avant la revalorisation salariale de la fonction publique.  Presque 14 % d’augmentation pour les écoliers, alors qu’on enregistre une stagnation pour les collégiens (8.710 € en 2017 contre 8.500 € en 2007). Comme en 2007, les lycéens coutent plus cher à la collectivité avec un coût estimé à 11.670 € contre 11.450 € 10 ans plus tôt.

 

L’ éducation, une dépense induite, un investissement sur l’avenir

 

Certains se déclareront choqués de voir que l’éducation est considérée comme une variable comme les autres. On parle euro et coût, alors qu’on est plus habitué à évoquer l’efficacité et l’efficience du système éducatif. Peut-être faudrait-il mettre en relation ces études chiffrées avec les résultats obtenus par nos chères petites têtes blondes. Mais ces dépenses moyennes annuelles ne s’arrêtent pas avec l’obtention du bac. En effet, les étudiants « coûtent » 11.670 € contre   11.450 € il y a une décennie. Trop ou pas assez ? Les chiffres devraient déchainer les passions, mais celles-ci sont déjà contraintes par les gilets jaunes, alors on semble les passer sous silence. Faut-il rappeler, que l’éducation doit former les plus jeunes pour leur permettre de se construire et d’imaginer leur avenir plus sereinement. Un investissement pour l’avenir en quelque sorte ?

 

D’une génération à l’autre, les problématiques restent les mêmes. Pour certains, le niveau baisse trop brusquement, alors à quoi bon dépenser autant, alors que d’autres insisteront de multiplier les efforts et donc les dépenses pour leur donner une chance. Le verre à moitié plein contre le verre à moitié vide, jamais le conflit entre génération n’aura été plus parlant. L’éducation nous met mal à l’aise et pourtant le sujet est essentiel au développement de notre pays.

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