Workaholic, perfectionniste ou tout simplement exigeant ?

Workaholic, un perfectionnisme à outrance

Workaholic voilà donc le mot, le terme qui me taraudait en aout 2020, me renvoyant à une série de questions aussi dérangeantes que prometteuses. Suis-je Workaholic ou plutôt souffrant de perfectionnisme ?

Eric. 04 Aout 2020

Certains d’entre-vous ne vont lire que quelques lignes de ce billet pour l’unique raison qu’ils ne connaissent pas ce terme de Workaholic. Je pourrai le résumer par une dépendance au travail. Je vous invite à lire des sites spécialisés sur le sujet, car mon propos ici n’est pas de définir le périmètre de cette notion.

Quand vouloir tout organiser conduit au chaos, l’utopie du perfectionniste

Avec l’âge qui passe, nous sommes tous plus conscients de nos travers et de nos défauts. Souvent présenté comme un « bourreau de travail » par mes proches, je refusais ce jugement quelque peu réducteur quand j’étais plus jeune. Aujourd’hui, alors que le demi-siècle est franchi (pas depuis longtemps, mais quand même), je comprends mieux l’impression que je peux laisser autour de moi.

En effet, le travail (je parle du travail en général, pas uniquement du mien) est une obsession, où tout doit être fait dans les règles et si possible dans les temps (Cela m’amène par exemple à noter qu’il serait judicieux de vous proposer un billet sur ma conception de la différence entre l’urgent et l’important). Je passe des heures à peaufiner un dossier, de nouvelles heures à tout planifier pour ne rien oublier. Bien que pleinement conscient qu’elle n’est qu’illusoire et utopique, j’ambitionne la perfection. On comprend aisément alors que le « travail » devient envahissant. Faut-il qualifier cette véritable boulimie de travail et d’organisation de perfectionnisme ou de Workaholic, est-ce vraiment important ?

Workaholic, l’exigence jusqu’au bout des ongles

Autant je considère qu’il est essentiel de s’interroger sans cesse, de confronter ses idées, de débattre, autant je considère comme inutile de vouloir tout nommer, tout expliquer. Savoir si je souffre d’être Workaholic ou si je suis plutôt du genre perfectionniste (car comme vous vous en doutez, cette obsession de l’organisation et du travail bien fait m’obsède jusque dans ma vie privée) ne m’intéresse guère. Ce ne sont que des mots, alors que quand j’essaie de m’analyser (N’est-ce pas ce que j’essayais de faire en évoquant la disparition de mon père ?) j’essaie avant tout de comprendre. Et ce que je retire de ce questionnement se résume en un mot : l’exigence.  Être exigeant envers moi-même, voilà peut-être une façon de résumer le dédain pas le mépris) que je porte à mes concitoyens. Je n’en suis pas arrivé là encore, mais l’exigence reste ma seule et unique explication. Alors après tout, je me raisonne et me dis qu’il existe pire comme addiction, non.

Et vous, êtes-vous maniaque, pris d’une envie obsessionnelle ou de tout autre trouble du comportement ? Comment vous en êtes-vous rendu compte ?

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